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Ihsane El Kadi, le directeur de Radio M, condamné à 3 ans de prison ferme - TV5 Monde



Le tribunal d'Alger a condamné le patron de presse algérien Ihsane El Kadi à cinq ans de prison dont 3 ans ferme. Fervent opposant au régime, il est emprisonné depuis fin décembre. Des défenseurs des droits de l’Homme dénoncent une injustice.

Le patron de presse algérien Ihsane El Kadi, poursuivi pour "financement étranger de son entreprise", a été condamné dimanche à cinq années de prison dont trois ans ferme, a annoncé le tribunal de Sidi M'Hamed à Alger qui a rendu son verdict en présence de l'accusé le 2 avril. Le 26 mars, le parquet avait requis cinq ans de prison ferme, assortis d'une interdiction d'exercer pour la même durée à l'encontre du dirigeant d'un des derniers groupes de presse indépendants d'Algérie, qui comprend Radio M et le site d'information Maghreb Emergent.

Emprisonné depuis le 29 décembre, M. El Kadi, directeur de la station algérienne Radio M et du site d'information Maghreb Emergent, deux médias indépendants assez critiques du pouvoir algérien, est accusé de "financement étranger de son entreprise".

Le parquet avait également demandé la saisie "des biens et fonds" du patron de presse ainsi qu'une amende de 700.000 dinars (près de 4.800 euros). Dix millions de dinars (plus de 68.000 euros) d'amende et la saisie des "biens et matériels" avaient été également requis contre sa société Interface média qui édite Radio M et Maghreb Emergent.

Ishane El Kadi est poursuivi au titre de l'article 95 bis du Code pénal. Ce texte prévoit une peine de prison de cinq à sept ans pour "quiconque reçoit des fonds, un don ou un avantage... pour accomplir ou inciter à accomplir des actes susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l'Etat, à la stabilité et au fonctionnement normal de ses institutions, à l'unité nationale, à l'intégrité territoriale, aux intérêts".

Ishane El Kadi est soupçonné "d'avoir reçu des sommes d'argent et des privilèges de la part de personnes et d'organisations dans le pays et à l'étranger afin de se livrer à des activités susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l'Etat et sa stabilité", avait alors indiqué la Cour d'Alger.


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